tous ensembles!

Quatre-Mares le bastion!

06 janvier 2008

Les Français travaillent moins et mieux

Qui ose dire encore que la France est à la traîne et que les Français sont des fainéants ? Selon le rapport bisannuel du BIT sur les indicateurs-clés du marché du travail (ICMT) basé sur les données de 2006, les travailleurs français arrivent en 3e position de la productivité horaire mondiale, derrière les Etats-Unis et la Norvège.

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02 janvier 2008

Il y a travailler et travailler

Le_Canard_Encha_n____2007

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29 décembre 2007

La refonte du code du travail définitivement adoptée par le Parlement

(LEMONDE.FR avec AFP et Reuters Le Sénat a entériné, mercredi 19 décembre, le projet de loi de refonte du code du travail, dans sa rédaction issue de l'Assemblée nationale, donnant ainsi l'aval définitif du Parlement à ce texte vivement contesté par la gauche et bon nombre de syndicats. L'UMP et l'UDF-Nouveau Centre ont apporté leur soutien au projet de loi, qui a recueilli 201 voix, contre 126, celles du PS et du PCF, qui se sont opposées au projet. Le nouveau code est censé entrer en vigueur le 1er mai 2008. Le projet de loi consiste en la réécriture de fond en comble du texte qui régit la vie professionnelle depuis 1973 de près de 18 millions de salariés pour, selon le gouvernement, le rendre "plus lisible" et "plus facilement utilisable". Pourtant, dans la nouvelle rédaction, le code du travail passe de 1 891 à 3 652 articles. Le nouveau code du travail "déclasse" environ 500 articles, c'est-à-dire qu'il les renvoie à des décrets, ce qui facilitera la tâche du gouvernement pour les modifier à l'avenir, les décrets n'étant pas soumis aux débats parlementaires. En outre, il transfert des dispositions dans d'autres codes (maritime, rural ou bien encore des transports). RECOURS DEVANT LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL La gauche estime que cette recodification n'a pas été faite "à droit constant" par rapport à l'ancien code, comme s'y était engagé le gouvernement, et qu'elle porte donc atteinte aux droits des salariés. Elle conteste en outre le renvoi à des décrets de plusieurs dispositions de la partie législative du code. Plusieurs syndicats, dont la CGT, le Syndicat de la magistrature, la CFTC, le syndicat d'inspecteurs du travail, le Snutef (Syndicat national unifié travail emploi formation du ministère, affilié à la FSU), ont également critiqué cette recodification. Ils avaient reçu le 5 décembre le soutien inattendu de Laurence Parisot, la présidente du Medef, qui avait dit sur France 2 "ne pas être sûre" que le nouveau code "soit une réussite". "Le code du travail était un labyrinthe de 1 900 kilomètres, cela devient un labyrinthe de 3 600 kilomètres", avait-elle déclaré. "Est-ce que nous y gagnons ? Non." Le PS a d'ores et déjà annoncé qu'il déposerait un recours devant le Conseil constitutionnel. "Nous sommes sereins sur les recours engagés", a répliqué la secrétaire d'Etat à la solidarité, Valérie Létard, qui a défendu le texte au Sénat.

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27 décembre 2007

Les régimes spéciaux cotiseront 41 ans en 2016

C.J (lefigaro.fr) avec Les Echos

Sans attendre la fin des négociations, le gouvernement a transmis aux caisses de retraites de la SNCF, RATP, GDF et EDF, les décrets d'application de la réforme des régimes spéciaux.

Le pari de la réforme des régimes spéciaux est presque tenu. Car si les décrets d'application ne seront pas publiés avant la fin de l'année, comme l'avait promis Nicolas Sarkozy, le gouvernement a déjà transmis les textes réglementaires aux caisses de retraites de la SNCF, RATP, EDF et GDF sans attendre la fin des négociations complémentaires qui doivent se poursuivre dans ces entreprises, jusqu'en février. D'après les Echos, les décrets de la réforme paraîtront au Journal officiel d'ici la mi-janvier.

Comme annoncé, la durée de cotisations sera portée de 37,5 ans à 40 ans au 1er décembre 2012. Mais ces décrets lèvent aussi, pour la première fois, le voile sur ce qui se passera à partir de 2013. La durée de cotisation continuera à augmenter d'un «trimestre au 1er juillet de chaque année jusqu'à atteindre la durée maximum définie à l'article 5 de la loi du 21 août 2003». En 2016, les fonctionnaires cotiseront donc 41 ans comme leurs collègues du privé qui le feront, eux, dès 2012. Des annonces qui risquent de compliquer les discussions tripartites à venir entre le gouvernement, les entreprises et les syndicats.

Prévue par la loi de 2003 pour les régimes de retraite du public et du privé, cet allongement de la durée de cotisation devait toutefois être confirmé par une négociation début 2008 avec les partenaires sociaux portant sur la totalité de la réforme des retraites.

 

Indexation sur la durée de l'inflation

 

Les premières réactions ne se sont pas fait attendre. «Grosso modo, la négociation prévue par le gouvernement en 2008 n'a pas lieu d'être», s'est insurgé Patrick Guillaudat, secrétaire fédéral de Sud-Rail. «Cela prouve que les négociations ne sont pas possibles sans mouvement social». Pour Jean-Christophe Le Duigou, en charge du dossier des retraites à la CGT, «le scoop de cette annonce, ce n'est pas qu'il s'agit d'une mesure sur les régimes spéciaux mais que dès 2008, un allongement de la durée de cotisation est prévu pour le privé et le public». «Il n'y a aucune surprise» et «cela sera discuté au grand jour au tout début du mois de janvier pour une publication des décrets au mois de janvier», leur a répondu le ministre du Travail Xavier Bertrand sur France-Info.

Les fédérations syndicales de cheminots CGT, CFDT, CFTC, UNSA et CGC avaient déjà appelé leurs adhérents «à participer massivement» à une manifestation à Paris le 22 janvier pour faire pression sur les négociations en cours.

Sur le fond, les décrets confirment l'indexation des pensions sur l'inflation et l'introduction d'une décote réduisant la retraite en cas de trimestre manquant à compter du 1er juillet 2010. Petite consolation pour les agents de la SNCF, RATP, EDF et GDF toutefois : le gouvernement a tenu compte de certains éléments issus de la première vague des négociations comme l'intégration des primes dans le calcul des pensions.

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21 décembre 2007

La fin programmée de la démocratie

Nous vivons depuis dix ans un changement radical du type de régime politique dans les pays occidentaux, avec l'avènement d'un nouveau pouvoir, celui des réseaux économiques et financiers. Voici les raisons pour lesquelles nous pouvons dire que nous ne sommes déjà plus tout à fait en démocratie.

Réflexions sur la notion de pouvoir

Quelques citations à méditer...

 "En politique, rien n'arrive par hasard. Chaque fois qu'un évènement survient, on peut être certain qu'il avait été prévu pour se dérouler ainsi."

Franklin D. Roosevelt Président des Etats Unis de 1932 à 1945

 

 "Le monde se divise en trois catégories de gens: un très petit nombre qui fait se produire les événements, un groupe un peu plus important qui veille à leur exécution et les regarde s'accomplir, et enfin une vaste majorité qui ne sait jamais ce qui s'est produit en réalité."

 Nicholas Murray Butler Président de la Pilgrim Society, membre de la Carnegie, membre du CFR (Council on Foreign Relations)


"Le monde est gouverné par des personnages très différents de ce qui est imaginé par ceux qui ne sont pas derrière le rideau."

Benjamin Disraeli Premier Ministre Britannique de 1874 à 1880

 

"Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, Time Magazine et d'autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque 40 ans. Il nous aurait été impossible de développer nos plans pour le monde si nous avions été assujettis à l'exposition publique durant toutes ces années. Mais le monde est maintenant plus sophistiqué et préparé à entrer dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d'une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l'autodétermination nationale pratiquée dans les siècles passés."

 David Rockefeller Président et fondateur du Groupe de Bilderberg et de la Commission Trilatérale.Président du CFR.
Propos tenus à la rénion du Groupe de Bilderberg à Baden Baden en 1991

 

"Quelque chose doit remplacer les gouvernements, et le pouvoir privé me semble l'entité adéquate pour le faire."

 David Rockefeller Interview dans Newseek en février 1999

 

"Aujourd'hui, l'Amérique serait outrée si les troupes des Nations Unies entraient dans Los Angeles pour restaurer l'ordre. Demain ils en seront reconnaissants! Ceci est particulièrement vrai s'il leur était dit qu'un danger extérieur, qu'il soit réel ou promulgué, menace leur existence. C'est alors que les peuples du monde demanderont à être délivrés de ce mal. L'unique chose que tous les hommes craignent est l'inconnu. Confrontés à ce scénario, les droits individuels seront volontairement abandonnés au profit de la garantie de leur bien-être assuré par le gouvernement mondial."

 Henry Kissinger Membre du Groupe de Bilderberg, de la Commission Trilatérale et du CFR

 "Nous aurons un gouvernement mondial, que cela plaise ou non. La seule question sera de savoir si il sera créé par conquête ou par consentement."

Paul Warburg

"Nous sommes à la veille d'une transformation globale. Tout ce dont nous avons besoin est la bonne crise majeure, et les nations vont accepter le Nouvel Ordre Mondial."

David Rockefeller

"Je suis inquiet pour la sécurité de notre belle nation; pas tant à cause d'une quelconque menace de l'extérieur, mais d'avantage à cause des forces insidieuses qui y opèrent de l'intérieur."

Général Douglas MacArthur Commandant suprême des forces alliées dans le Pacifique durant la Seconde Guerre mondiale

"La direction du Bureau du Président a été utilisée pour fomenter un complot pour anéantir la liberté des Américains, et avant que je ne quitte le Bureau, je dois informer les citoyens de ces conditions."

John Fitzgerald Kennedy dans un discours fait à l'Université Columbia le 12 novembre 1963, dix jours avant son assassinat

 

"Le but des Rockefeller et de leurs alliés est de créer un gouvernement mondial unique combinant le Supercapitalisme et le Communisme sous la même bannière, et sous leur contrôle. (...) Est-ce que j'entends par là qu'il s'agit d'une conspiration? Oui, en effet. Je suis convaincu qu'il y a un tel complot, d'envergure internationale, en planification depuis plusieurs générations, et de nature incroyablement maléfique."

Lawrence Patton McDonald  Congressiste américain tué dans l'attaque d'un vol de la Korean Airlines..Message public diffusé en 1976

 

"Seuls les plus petits secrets ont besoin d'être protégés. Les plus gros sont gardés par l'incrédulité publique."

Marshall McLuhan Auteur et chercheur canadien (1911-1980)

 

"Tous les êtres humains trébuchent un jour sur la vérité. La plupart se relèvent rapidement, secouent leurs vêtements et retournent à leurs préoccupations, comme si de rien n'était."

Winston Churchill Premier Ministre de la Grande-Bretagne de 1940 à 1945 et de 1951 à 1955

"L'ennemi numéro 1 de tout État est l'homme qui est capable de penser par lui-même sans considération de la pensée unique. Presque inévitablement il parviendra alors à la conclusion que l'État sous lequel il vit est malhonnête, insensé et insupportable, ainsi, si cet homme est idéaliste il voudra le changer. S'il ne l'est pas, il témoignera suffisamment de sa découverte pour générer la révolte des idéalistes contre l'État."

Henry Louis Mencken Journaliste, écrivain et libre penseur, l'un des écrivains américains les plus influents du 20e siècle (1880-1956)

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lettre ouverte au ministre de la santé

la franchise médicale pour responsabilisés....les plus pauvres.
courrieradress____la_Ministre_de_la_Sant__

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19 décembre 2007

L'autre côté du miroir !..................

débat retraites

La grève des cheminots suscite, sur internet beaucoup de commentaires haineux. Mais parfois un citoyen sort du lot...Un peu d' espoir pour ceux qui luttent, non pas pour défendre des "privilèges " mais tout simplement leurs dignité .

Je vous livre son commentaire:

N' est-il pas affligeant de voir dans les médias complaisants à l' égard du pouvoir, c'est-à-dire presque tous, une avalanche de témoignages de moutons qui, non contents d' être livrés aux prédateurs qui les dévorent et de se faire tondre par leurs bergers, ne trouvent rien de mieux que de critiquer les seuls qui ont le courage de se défendre.

Après s' être fait sucrer leurs retraites sans réagir par Fillon il y a quelques années, et bien qu'ils passent leur temps à pleurnicher sur la baisse, mois après mois, de leur pouvoir d' achat, qu'ils voient l' argent de leurs impôts distribué aux contribuables les plus riches du pays, ces esclaves s'en prennent à ceux qui, au lieu de se laisser plumer comme des
pigeons, ont le courage de résister.

Mais où en est donc ce peuple d' avachis prêts à tout accepter pourvu qu'on leur organise une coupe du monde de foot de temps en temps, qu'on leur laisse de quoi s' acheter un 4x4 d' occasion, un écran plasma fabriqué en Chine par des esclaves moins payés qu 'eux, des fringues " de marque " fabriquées en Inde par des gamins qui bossent 16 heures par jour, et
surtout de belles vacances organisées en troupeaux pour aller jouer les riches dans les pays pauvres ?

Pendant ce temps-là, leurs parlementaires se paient des retraites de luxe où chaque année de cotisation compte double, leur président s' augmente de 206%, et leurs enfants étudiants, aussi veules et minables qu 'eux, applaudissent quand les CRS chargent ceux qui bloquent les facs.

Triste destin pour un peuple qui, le 4 août 1789, avait eu le courage de se débarrasser de ceux qui prétendaient ne justifier leurs privilèges que par leur hérédité.

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15 décembre 2007

Nicolas Sarkozy perçoit toujours son salaire de ministre de l'Intérieur

Après la polémique sur l'augmentation de salaire du président de la République, voici que le Canard Enchaîné nous apprend que Nicolas Sarkozy cumule en ce moment son salaire de président de la République et celui de ministre de l'Intérieur. L’information est sure puisqu’elle a été confirmée par l'Elysée. C'est du jamais vu. Décryptage.

La double augmentation de Sarko (Le Canard Enchaîné, 12 décembre 2007)

Dans son édition du mercredi 12 décembre 2007, le Canard Enchaîné publie une brève explosive. On sait que Nicolas Sarkozy a obtenu une augmentation de salaire de 172% il y a quelques semaines en demandant l'alignement de sa rémunération sur celle du Premier ministre. Ainsi, le chef de l'Etat percevra un salaire mensuel de 19 331 euros net. Mais cette augmentation ne sera effective que le 1er janvier 2008. D'ici là, le chef de l'Etat est censé percevoir le même salaire que celui de son prédécesseur, soit 7 500 euros net. Or, Nicolas Sarkozy a demandé à continuer de percevoir son salaire de ministre l'Intérieur jusqu'au 31 décembre 2007, soit 11 500 euros net.


Salaire des ministres : la règle des 6 mois

Pour permettre à un ministre qui vient de quitter le gouvernement de retrouver un emploi, ce dernier perçoit son traitement intégral pendant les six mois qui suivent son départ du gouvernement. Nicolas Sarkozy a démissionné de son poste de ministre de l'Intérieur fin mars, pendant la campagne présidentielle. Il a donc perçu son salaire de ministre jusqu'en septembre dernier. Mais il a demandé que soit prolongé ce versement jusqu'en décembre 2007, avant l'entrée en vigueur de son augmentation de salaire au 1er janvier 2008.


Le salaire de Sarkozy depuis le 6 mai 2007 : 7 500 + 11 500

Résumons : au nom de l'équité et de la transparence, le chef de l'Etat a demandé à ce que son salaire soit aligné sur celui du Premier ministre. Dont acte. A partir du 1er janvier 2008, le président de la République percevra un salaire mensuel de 19 331 euros net.
Mais en demandant de continuer à percevoir son salaire de ministre de l'Intérieur en plus de son salaire de président de la République, Nicolas Sarkozy a réussi à anticiper sa hausse de salaire... dès le 6 mai 2007. Entre le 6 mai 2007, jour de son élection, et le 31 décembre 2007, Nicolas Sarkozy aura donc perçu un total de 19 000 euros net... au lieu des 7 500 euros prévus.

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10 décembre 2007

La CGT doit sortir du piège des négociations!

La CGT doit sortir du piège des négociations!

Nous n’appelons pas à la grève du 12 décembre.

 

Les agents de la RATP ont fait dix jours de grève sur un objectif clair : refuser la casse de leur régime de retraite voulue par le gouvernement. Précisément contre quatre points fondamentaux, tous inacceptables :

 

Ø La remise en cause des 37,5 annuités de durée de cotisation

Ø l’instauration d’une décote

Ø l’instauration d’un double statut et la remise en cause de la prise en compte de la pénibilité et des contraintes de service public

Ø l’indexation des pensions sur les prix et non plus sur les salaires.

 

Cette position est celle qui a été actée par notre syndicat CGT-Bus à son congrès le 16 octobre. Elle a été réaffirmée par l’Union syndicale CGT-RATP le 24 octobre lors de sa rencontre avec X.Bertrand. Elle reste plus que jamais la nôtre.

 

Suite à l’acceptation par les organisations syndicales de participer aux négociations, la grève a été suspendue à partir du 23 novembre. Nous rappelons que la CE de notre syndicat avait rejeté le principe des négociations « tripartites », entreprise par entreprise.

Le haut niveau de conscience des enjeux, le rapport de forces et la détermination des salariés à s’opposer à la « réforme » sont demeurés intacts. Les grévistes dans les assemblées générales, en premier lieu les militants et les syndiqués CGT, n’ont pas donné de mandat à leurs directions syndicales pour négocier sous les conditions du gouvernement.

 

Au bout de quatre journées de négociations un constat s’impose : le gouvernement et la direction de l’entreprise refusent de modifier le cadre de leur contre-réforme. Les représentants de la CGT le reconnaissent eux-mêmes.

 

Il est aujourd’hui de la responsabilité de la CGT et de toutes ses organisations de déjouer le piège des « négociations ». C’est pourquoi nous désapprouvons totalement la stratégie des directions à qui s’adresse cette lettre.

 

Ø Continuer à négocier des points annexes, revient à entériner cette contre-réforme, à accepter la mise à mort de notre régime spécial.

Ø Appeler à reprendre la grève, sur une seule journée, le 12 décembre pour « faire pression » sur les détails et les modalités de la casse de nos retraites, c’est irresponsable devant les agents. C’est aller complètement à l’encontre de ce pourquoi nous avons fait grève pendant dix jours. Sur cette base, nous rejetons le texte du préavis de grève, d’autant plus que la CE de notre syndicat, organe dirigeant statutaire, n’a même été consultée.

 

Depuis le départ, les positionnements des directions syndicales de bus, de l’Union, de la fédération et de la confédération ont suscité du désarroi et de la colère parmi les syndiqués et les salariés en général, notamment depuis la proposition de la tenue de « négociations tripartites ».

Comment ne pas voir le calcul de Sarkozy pour diviser le mouvement entreprise par entreprise ? Depuis quand la négociation est-elle devenue une revendication en soi ?

 

Les syndiqués, les agents ont le sentiment d’avoir été trahis.

 

Il est temps de corriger le tir ! La situation nous l’impose. La CGT, syndicat largement majoritaire, avec tout ce qu’elle représente dans nos entreprises, a un rôle majeur, historique à jouer contre une attaque historique contre nos services publics, contre l’ensemble des acquis sociaux des salariés de notre pays.

 

Nous savons tous quel est le but du gouvernement. La fin de notre régime spécial vise à faire sauter un verrou à la mise en concurrence et à la privatisation, à lever un obstacle à la suite du démantèlement de l’ensemble du système de retraite solidaire par répartition.

Le 18 octobre, les agents de la RATP à 70%, ceux de la SNCF à 80%, ceux d’EDF-GDF à 60% ont fait grève pour s’y opposer. Le 20 novembre, la manifestation interprofessionnelle a montré le développement des convergences de lutte avec des salariés d’autres secteurs comme avec les étudiants. Malgré une pression médiatique sans précédent, le pouvoir n’a pas réussi non plus à retourner l’opinion publique contre le mouvement.

 

Nous demandons aux directions à laquelle s’adresse cette lettre :

 

Ø de quitter les pseudo négociations

Ø d’examiner les conditions de la reprise du mouvement pour faire capoter le projet de casse de notre régime de retraite.

Ø de faire le lien déterminant entre cette lutte cruciale et celles des salariés des autres secteurs.

 

Nous nous engageons pour notre part à informer les syndiqués de notre démarche, à informer l’ensemble des salariés de nos dépôts de l’évolution de la lutte, à maintenir et développer le rapport de forces. La CGT appartient à ses adhérents !

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22 novembre 2007

Déclaration commune des fédérations de cheminot(e)s

RMT (Grande Bretagne),
ORSA (Italie), CUB (Italie), SULT (Italie),
CGT (Etat espagnol),
LAB (Pays basque),
SAC (Suède),
SUD-rail (France)

Les politiques économiques élaborées par les institutions de Bretton Woods, le Fond Monétaire
International, la Banque Mondiale et l’Organisation Mondiale du Commerce, déterminent désormais les
politiques sociales et de l’emploi sur toute la planète. De par ses fondements même, l’Union Européenne est
une construction supranationale au service du pouvoir financier, capable d’entrer en concurrence avec les
autres zones similaires sur le marché international grâce à ses entreprises transnationales, ce qui est clairement
ratifié dans le projet actuel de Constitution européenne. Ce projet de Constitution :

  • fait du capitalisme un principe constitutionnel,                                       
  • tout comme l’augmentation des dépenses militaires dans le cadre de l’OTAN,                                                    
  • ne reconnaît pas comme fondamentaux les droits et libertés des travailleurs(ses), tant sur le lieu de travail que dans la société : droit de grève, d'association et d'activité syndicale, à la santé et à la sécurité au

travail, à avoir un travail, à un salaire pour une vie digne, à une retraite pour une vieillesse sereine, au
logement, à l'égalité des sexes, à la liberté de pensée, de paroles, à préserver l'environnement et
l'écosystème pour les générations présentes et futures.

  • fait disparaître toute notion de services publics pour laisser place à de nébuleux « services d’intérêt général » soumis à la concurrence,

Syndicalistes, nous ne pouvons accepter cela.

Ces politiques visent d’abord à déréguler les services publics en dérogeant au cadre légal
existant (droit du travail, droits syndicaux, protection de l’environnement, santé publique, éducation
publique, services sociaux aux plus démunis, etc.) et ensuite à les privatiser, tout cela avec l’accord et la
complicité des gouvernements des Etats.

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