19 novembre 2007
Pour ceux qui se faisaient des illusions
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Commentaires
Corneille n'est pas là, alors on fait ce qu'on peut!
Ô rages ! Ô Désespoirs ! Ô vieilles fesses ennemies !
N'ai-je donc tant marché contre cette infamie ?
Ne me suis-je immergé dans les combats guerriers
Que pour voir en un jour partir tant de deniers ?
Ce service public, qu'avec respect toute la France admire,
Ce service public, qui tant de fois a sauvé cet empire.
Tant de fois décrié par le nain de jardin,
Qui veut réduire ma pension, et pour moi ne fait rien !
Ô cruel souvenir que de le voir passer !
Oeuvre de tant de suffrages en un jour validée !
Nouvelle déconfiture, fatale à mon bonheur !
Précipice élevé d'où tombe mon honneur !
Faut-il de cet état, voir triompher le nain,
Subir sans combattre, ne pas vivre demain ?
Grève, sois de ma future pension à présent la clameur.
Cette action n'admettant point des hommes sans honneurs !
De notre jaloux orgueil, par cet affront insigne,
Faisons choir le roi, et rendons le indigne.
Et toi, de mes exploits, glorieux instrument,
Faite de corps unis aux bigarrés ornements,
Grève, jadis tant crainte, et qui dans cette offense
Ne nous sert de parade, mais nous sert de défense.
Va, arpente désormais les ruelles des vilains,
Passe, pour nous venger, et construire demain !
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