22 novembre 2007
20 novembre 2007
Les cheminots ne désarment pas
Déclaration SUD-Rail
Les
cheminots ne désarment pas, loin de là, c’est ce que démontre une fois de plus
la très large participation des cheminots aux Assemblées Générales. Au regard
de cette participation, il est très difficile d’accorder encore de la
crédibilité aux chiffres officiels de grévistes donnés par la SNCF.
Toutes les Assemblées Générales qui se sont
tenues hier ont, à la quasi unanimité, reconduit le mouvement de grève pour 24
heures.
La
plateforme revendicative commune qui était présentée par les 6 fédérations
syndicales de cheminots, qui soutiennent le mouvement de grève en cours, a été
très majoritairement adoptée. Mais les cheminots ont très souvent tenus à faire
préciser par amendement, leur refus :
- de l’allongement de la durée
de cotisation à 40 ans,
- du système de décote,
- de l’indexation des pensions
sur les prix,
- de la suppression des
bonifications pour les agents de conduite embauchés à partir du 1er
janvier 2009.
Signez la pétition
Le ministère de l'identité nationale prend une mesure pour distinguer
les individus en fonction de leur couleur de peau, en fonction de leur
religion et en fonction de leur origine : la *statistique ethnique...*
Cette disposition de la loi hortefeux a fait l'objet d'un recours devant
le conseil constitutionnel.
Une mobilisation massive est nécessaire pour empêcher une telle pratique.
Signez la pétition sur www.fichepasmonpote.com
<http://www.fichepasmonpote.com>
19 novembre 2007
Sud Rail et une fédération d'usagers réclament une table ronde sur la gratuité dans les transports en guise de grève.
La SNCF freine pour des questions de sécurité.
Sud-Rail a peut être trouvé le moyen de faire taire les râleurs en rade sur les quais de gare un jour de grève. Le syndicat, et la Fédération des usagers des transports et des services publics (FUT-SP) ont en effet remis le sujet de la grève de la gratuité sur le tapis. Soit au lieu de ne pas circuler du tout, mettre les trains en marche mais en faisant voyager les usagers à l'oeil. De quoi, effectivement, convertir les usagers aux mouvements sociaux dans les transports.
C'est grâce à un arrêt
de la Cour européenne des droits de l'homme, rendu le 17 juillet
dernier, que le sujet est réapparu. La Cour a été amenée à se prononcer
au sujet du mouvement d'agents de péage turcs qui avaient, pour montrer
leur mécontentement, permis aux automobilistes de passer sans payer.
Elle a jugé que cet acte "pourrait être considéré comme une action
collective d'ordre général dans le contexte de l'exercice des droits
syndicaux". Leur action est donc licite.
Les actions judiciaires en dommages et intérêts engagées par
l'administration turque ont constitué "une ingérence dans leur droit à
la liberté d'association", a jugé la CEDH. Sud rail s'est donc emparé
du sujet pour demander la reconnaissance en France de la grève de la
gratuité.
En effet, pour l'instant la SNCF considère encore que le fait de faire
voyager gratuitement des clients est une faute professionnelle. «A
chaque tentative, explique Christian Aubineau, militant sud Rail, les
sanctions envers les employés ont été assez lourdes, des blames, des
grèves refusées. Le règlement de la SNCF l'interdit tout simplement ».
La grève de la pince, qui consiste en fait à ne pas contrôler les
billets aurait d'ailleurs déjà provoqué des sanctions dans les rangs.
En 1989, la direction de la SNCF avait prévenu les contrôleurs que le
mouvement constituait «une véritable remise en cause des obligations
même du contrat de travail» des contrôleurs. De quoi refroidir les
ambitions.
Le syndicat demande donc une table ronde entre le ministère, les
représentants du personnel et l'entreprise pour faire changer ces
statuts et adapter donc le règlement à la décision européenne.
Toutefois cela ne devrait pas fonctionner pour le mouvement du
13novembre. Il n'est pas possible spontanément de démarrer un tel
mouvement. « cela nous emmènerait dans des porcès qui s'étaleraient sur
une dizaine d'années, difficiles à assumer », prévient le syndicaliste.
La SNCF n'est, de plus, pas pressée de mettre cette grève de la
gratuité en marche. Il faut reconnaître que sa mise en application pose
d'ores et déjà des interrogations. En effet, quand elle transporte des
voyageurs, la SNCF est garante de leur sécurité et les assure durant
leur voyage. Or la seule preuve dont disposent ces voyageurs assurés
est leur titre de transport.
De plus, la grève de la gratuité concerne une certaine catégorie de
salariés, ceux qui se chargent du contrôle et il s'agirait alors de
s'assurer qu'ils sont effectivement grévistes. « Il est clair que la
grève de la gratuité serait mieux perçue qu'une absence de train,
explique Christian Aubineau, et nous espérons qu'elle devienne légale ».
Vous êtes payé quand vous faites grève ?
Chaque cheminot a eu l’occasion d’entendre au moins une fois la fatidique question « mais, vous êtes payé quand vous faites grève ? ». Sous la forme parfois d’une question/confirmation. Il n’aura fallu qu’un soir de décembre 1995 pour ancrer dans les esprits de nos proches, amis, voisins…que décidément nous étions vraiment des privilégiés sans scrupules.
Elle revient souvent la question comme une ritournelle. En effet, comment imaginer, qu’un journaliste bien peigné, rasé de prés, si poli et sympathique puisse nous mentir.
Ne pas savoir y répondre montre a quel point certaines personnes ne possèdent pas les clés essentielles qui permettent de décrypter et d’interpréter cette forme d’ « information ». Ce serait ignorer les intérêts communs de la sphère politico-médiatique.
Alors pour en finir NON nous ne
sommes pas payés pendant la grève. Nous ne l’avons jamais été et nous ne le serons
jamais.
Assemblée générale
Toutes les assemblées générales
ont reconduit le mouvement de grève à une forte majorité.
- 37,5 anuitées pour tous
- Indexation sur le salaire
- La décote
- Le double statut
11hoo rassemblement au théâtre des arts.
Intervention des différentes organisations syndicales cheminotes.
D’un représentant :
- des professeurs des collèges et lycée.
- De l'école d'ingénieur du Madrillet.
- De SUD poste.
- Du syndicat national des « arts vivants » et des intermittents du spectacle.
- Des étudiants de la fac de Rouen.
- Des chômeurs du collectif « chômeurs en colère ".
Pour ceux qui se faisaient des illusions
mail_de_direction_communication_sncf
on nous aurait menti ?
18 novembre 2007
Les travailleurs du service privés...
Les travailleurs du service
privés auraient bien tord de ne pas prendre part au conflit. C’est un luxe
qu’ils ne peuvent malheureusement pas se permettent. Ils auraient bien tort de se laisser endormir
par les arguments de ceux qui les méprisent en réclamant la soi-disant équité.
Car si la grève échoue ce ne serait pas dommageable uniquement pour le public,
mais pour l’ensemble des travailleurs. Il ne faudrait pas se leurrer sur les conséquences
d’un tel revers. Il y a for à parier que dans la foulée le nombre d’annuités
pour le privé passerait a 41 ans voir 42 ans. Entretenant ainsi le clivage sociale
chère aux gouvernants. La division est le maitre mot, et le sera toujours tant
nous tomberons inlassablement dans les pièges grossiers qu’ils nous tendent.





